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Un seigneur, une unité, un bâtiment, un sort, une mécanique…

Nurgle

Les démons nés des maladies de Nurgle et les mortels qui l’ont imploré pour échapper à la mort voient chaque épidémie comme une preuve de l’amour du Grand-Père. Leurs armées veulent faire du monde entier son Jardin.

Sur cette page

Le Grand-Père et sa maisonnée

Nurgle lui-même, sa nature et son Jardin sont présentés sur la page Les dieux du Chaos. Cette fiche raconte ses armées : les démons nés de ses maladies, les mortels qui l’ont accepté pour échapper à la mort, et les guerres qu’ils ont portées dans le monde.

Les serviteurs de Nurgle ne se voient pas comme des fléaux. Pour eux, la maladie est un cadeau, la pourriture une forme de vie, et chaque épidémie une preuve de l’amour du Grand-Père. Ses démons sont souvent joyeux, presque affectueux, ce qui les rend plus terribles encore. Le nombre sacré de Nurgle est le sept (livre d’armée Démons du Chaos).

Les démons de la Pourriture

Le gros de ses légions est formé de Portepestes de Nurgle. Ils sont façonnés à partir des âmes des victimes de la Pourriture de Nurgle, la plus grande de ses maladies. Ils ont un œil unique qui suinte le pus, une corne au front, et marchent dans le vrombissement des mouches en murmurant. Ils tiennent aussi le compte des épidémies et décident du sort de chaque victime, d’où leur surnom d’« intendants de Nurgle ». Il est, dit-on, impossible de compter quoi que ce soit au milieu d’une horde du Chaos, mais cela ne les décourage jamais (textes du jeu).

Plus une victime met de temps à mourir, plus le démon qui naît de son âme est puissant. Les âmes des individus les plus vigoureux donnent les Hérauts de Nurgle ; les Portepestes de haut rang deviennent des Drones de la Peste et volent sur des Mouches à Peste, insectes démoniaques géants. Les plus grands d’entre eux siègent parmi les sept Plénipotentiaires de la Pestilence, comme Epidemius, qui tient le registre de toutes les maladies du monde (textes du jeu).

Au sommet se tiennent les Grands Immondes, les démons majeurs de Nurgle. Ce sont des colosses verdâtres couverts de pustules, aux entrailles ouvertes. Ils sont sociables et sentimentaux : ils appellent leurs serviteurs leurs « enfants » et vantent la beauté de leurs bubons. De leurs entrailles naissent les Nurglings, petites copies du dieu qui mordent les chevilles de l’ennemi. Autour d’eux gambadent les Bêtes de Nurgle, monstres gluants qui se comportent comme des chiots curieux, et dont l’affection tue (textes du jeu).

Dessin sépia d’un paysage pourrissant : arbres morts tordus, brume jaunâtre et formes gonflées qui flottent dans le ciel.
Une terre touchée par Nurgle, où la pourriture devient un jardin. Illustration du jeu

Les mortels du Grand-Père

Nurgle attire ceux qui ont peur de mourir. Un mortel frappé d’une maladie sans remède peut implorer le Grand-Père, et Nurgle répond : la maladie ne le tue plus, elle devient sa force. Deux exemples le montrent. Festus la Sangsue était un guérisseur du Nordland, qui fit un pacte avec Nurgle face à une Fièvre Grinçante qu’il ne pouvait pas endiguer ; il y gagna la connaissance de toutes les maladies et perdit toute compassion. Les trois frères Glottkin sont nés en Norsca d’une mère que Nurgle sauva d’une blessure infectée (textes du jeu).

Les plus nombreux viennent du Nord. Les tribus kurganes et norses comptent des guerriers de Nurgle, que la maladie rend presque insensibles aux coups. Les hommes-bêtes ont leurs Pestigors, couverts de crasse et d’excréments, qui ne ressentent plus les maux dont ils sont infestés. Même des Ogres ont rejoint le dieu : quand la tribu des Poings Rouges fut vaincue par la horde de Tamurkhan, ses guerriers furent contraints à des rituels immondes, et devinrent les Ogres de la Peste (textes du jeu ; livre d’armée Guerriers du Chaos).

Le champion qui reçoit trop de dons dégénère en Enfant du Chaos ; celui que le dieu élève devient un Prince Démon. Les fidèles de Nurgle vénèrent même les Enfants, et jugent préférable une existence brève vouée aux dieux à une longue vie passée sans attirer leur regard (textes du jeu).

Les guerres de la Pourriture

Nurgle ne cherche pas à conquérir. Il veut que le monde entier devienne son Jardin, et ses armées propagent la maladie là où elles passent, ce qui fait de chaque guerre une épidémie. Ses ennemis privilégiés sont les fidèles de Tzeentch, le dieu du changement, qui est tout ce que Nurgle n’est pas (livre d’armée Démons du Chaos).

Dessin sépia d’un colosse en armure rouillée, au casque cornu, couvert de crânes et appuyé sur une hache à long manche.
Un seigneur de guerre de Nurgle, de ceux qui suivent la horde de Tamurkhan. Illustration du jeu

L’une des grandes guerres de Nurgle est celle de Tamurkhan, le Seigneur des Vers. Sa horde descend des Désolations du Chaos, rallie des Ogres et des Nains du Chaos, puis envahit l’Empire jusqu’aux portes de Nuln (livre de campagne Tamurkhan, Forge World ; textes du jeu).

La Fin des Temps

Dans les livres de la Fin des Temps, les Glottkin mènent les armées de Nurgle contre l’Empire, et ses pestes ravagent les provinces impériales. Puis les légions des quatre dieux s’abattent ensemble sur le monde, qui n’y survit pas (Fin des Temps : Glottkin ; Fin des Temps : Archaon).

Ses personnages

Dans Total War: Warhammer III

Dans le jeu, c’est différent

Dans les livres, les démons de Nurgle ne restent dans le monde des mortels que tant que les vents du Chaos les y retiennent. Le jeu fait de Nurgle une race à part entière, qui fonde des colonies et les fait pourrir et renaître dans un cycle de bâtiments. Il lui ajoute les Chefs de Tamurkhan, seigneurs de guerre mortels de toutes races, et sépare ses démons des Guerriers du Chaos.

Au moment du jeu

Dans la campagne du Royaume du Chaos, Ku’gath, Père des Épidémies, se lance dans la course au pouvoir d’Ursun, le dieu-ours blessé de Kislev. Le Manoir du Seigneur de la Peste, au cœur du Jardin de Nurgle, est gardé par le Jardinier, le Prince Démon favori de Nurgle (textes du jeu).

Dans les Empires Immortels, Ku’gath s’installe au Mont Croc de Dragon, dans les Îles des Dragons, attiré par les promesses de bouillie putride à l’embouchure de la Rivière de la Ruine. Tamurkhan commence à Zanbaijin et Epidemius dans la Forêt du Déclin, tous deux dans les Désolations du Chaos (textes du jeu ; données du jeu).

  • Le jouer : Nurgle, la fiche de la race et de ses seigneurs légendaires