Ænarion le Défenseur
Premier Roi Phénix, Ænarion a survécu à la Flamme d’Asuryan pour mener les Elfes contre les démons de la Grande Catastrophe. Il a tiré l’Épée de Khaine pour les vaincre, et les Asur disent qu’il a maudit toute sa lignée.
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L’élu d’Asuryan
Quand les démons du Chaos envahissent Ulthuan, au début de la Grande Catastrophe, Ænarion n’est qu’un guerrier parmi d’autres. Il se rend au temple d’Asuryan, le roi des dieux elfes, et entre dans le feu sacré, la Flamme d’Asuryan. Il en ressort vivant. Les Elfes y voient le signe du dieu et le reconnaissent pour roi : il est le premier Roi Phénix (livre d’armée Hauts Elfes).
Il tient sa cour à Tor Anlec, en Nagarythe, au nord d’Ulthuan. La cité devient le centre de la défense des Asur, et c’est en Nagarythe que ses armées remportent leurs plus grandes victoires sur les démons. Les textes du jeu le nomment le Défenseur. Il porte une armure de dragon forgée à l’Enclume de Vaul, le grand volcan du sud de l’île, et il la garde jusqu’à sa mort (textes du jeu).
Astarielle et ses enfants
Ænarion a pour première épouse Astarielle, la Reine Éternelle, qui représente la déesse Isha parmi les Elfes. Les démons ravagent Avelorn, le domaine de la reine, et la tuent. Ænarion croit aussi ses enfants morts dans l’attaque. Fou de chagrin, il ne cherche plus seulement à défendre son peuple : il veut une arme capable d’anéantir les démons (livre d’armée Hauts Elfes).
L’Épée de Khaine
Cette arme repose sur l’Île Blafarde, au nord d’Ulthuan, fichée dans l’autel de Khaine, le dieu du Meurtre. C’est la Faiseuse de Veuves. Ænarion la tire. Les démons reculent devant lui, mais la lame le transforme. Le jeu en résume la leçon : « Tous savaient ce que signifiait porter l’épée de Khaine : une invitation à la mort, la damnation de votre âme, et la malédiction éternelle infligée à votre lignée » (livre d’armée Hauts Elfes ; textes du jeu).
Le récit des Druchii dit la même chose avec leurs mots. Ænarion était « un puissant héros », mais quand il a tiré l’épée, « il damna du même coup tous ses descendants ». (textes du jeu).
Morathi et Malékith
Pendant cette guerre, Ænarion arrache aux démons de Slaanesh une prophétesse, Morathi. Il l’épouse en secondes noces et lui offre un joyau, la Pierre de Minuit, que la maison Anar lui dérobera plus tard. Les Elfes se demandent depuis « combien des plus sombres actes d’Ænarion trouvent leurs origines dans l’esprit de la sorcière ». De cette union naît Malékith, qui grandit en Nagarythe. L’histoire de la mère et du fils se lit sur les pages Morathi et Malékith (textes du jeu).
La dernière bataille
Les victoires d’Ænarion ne suffisent pas : tant que la magie inonde le monde, les démons reviennent. Le mage Caledor le Dompteur de Dragons choisit une autre voie et lance son grand sortilège sur l’Île des Morts. Les démons marchent sur l’île pour l’arrêter. Ænarion et son armée les retiennent jusqu’à ce que le Grand Vortex soit né (livre d’armée Hauts Elfes).
Le jeu garde l’image de cette bataille : « Les dragons, si nombreux que leurs ailes obscurcissaient le ciel entier, fondirent sur l’hôte du Chaos. » Ænarion y reçoit une blessure mortelle. Il a encore la force de rapporter l’Épée de Khaine sur son autel de l’Île Blafarde, puis il meurt (textes du jeu ; livre d’armée Hauts Elfes).
L’héritage
Sa mort laisse le trône vide. Les princes écartent Malékith et élisent Bel Shanaar, ce que les Druchii n’ont jamais pardonné : c’est le début de la Déchirure. Malékith se présente encore comme « fils d’Ænarion, Fléau des Démons » et seul roi légitime des Elfes (livre d’armée Hauts Elfes ; textes du jeu).
Les Asur, eux, se disent tous « fils d’Ænarion ». Sa lignée se poursuit jusqu’aux jumeaux Tyrion et Teclis. Les Asur parlent de la « malédiction d’Ænarion » : elle a rendu Teclis frêle, et l’on guette chez Tyrion ses humeurs noires. Le démon N’Kari, qu’Ænarion a vaincu, a juré de faire souffrir cette lignée jusqu’à la fin des temps (textes du jeu).
Ces points viennent de résumés ou de souvenirs de lecture, pas d’une lecture du livre cité. Ils sont conformes à ce que rapportent les encyclopédies de fans, mais restent à confirmer :
- Ænarion est le premier à survivre à la Flamme d’Asuryan ; ceux qui y entraient avant lui y mouraient ;
- ses enfants avec Astarielle, Morelion et Yvraine, ont survécu : un homme-arbre d’Avelorn les a emportés au Val de Gaen. Ænarion ne l’a jamais su. Yvraine devient la Reine Éternelle suivante, Morelion s’efface, et Tyrion et Teclis descendent de lui ;
- Ænarion combat sur le dos d’Indraugnir, le plus grand des dragons, éveillé par Caledor ; le dragon est lui aussi mortellement blessé à l’Île des Morts, et ni l’un ni l’autre ne sont revus après le retour de l’épée sur son autel ;
- Caledor l’avait mis en garde contre l’Épée de Khaine, et les deux hommes se sont brouillés à cause des violences du règne d’Ænarion ;
- pendant la dernière bataille, il tue plusieurs Démons Majeurs, un pour chaque dieu du Chaos ;
- la nouvelle Aenarion de Gav Thorpe (Time of Legends) raconte sa chevauchée sur Indraugnir jusqu’à l’Île Blafarde pour prendre l’épée, malgré les avertissements.
Son peuple : Les Hauts Elfes
Dans Total War: Warhammer III
Ænarion n’est pas jouable, mais son héritage est partout. Tyrion porte l’Armure de Dragon d’Ænarion, et sa compétence « Lignée d’Ænarion » rappelle que la malédiction « coule dans leurs veines ». L’Épée de Khaine repose à l’Autel de Khaine, et un seigneur elfe peut la tirer, au risque de « sacrifier [sa] raison pour l’épée ». Un navire légendaire que croise Aislinn, le premier de son genre à avoir assuré à Ulthuan la maîtrise des mers, porte le nom d’Indraugnir (textes du jeu).