La Grande Guerre contre le Chaos
En 2302, Asavar Kul descend du Nord avec la plus grande invasion du Chaos connue, prend Praag et assiège Kislev. Magnus le Pieux unit l’Empire pour la repousser, puis fonde avec Teclis les Collèges de Magie.
Sur cette page
L’Âge des Trois Empereurs
Au début du XXIVe siècle du calendrier impérial, l’Empire n’a plus de souverain commun depuis près de mille ans. La rupture date de 1360, quand Ottilia de Talabecland refuse l’élection et se proclame impératrice. D’autres prétendants suivent, et chaque titre d’empereur n’est reconnu que par une partie des provinces. Les textes appellent cette période l’Âge des Trois Empereurs. Son histoire se lit dans l’article de l’Empire (livre d’armée Empire ; textes du jeu).
Les provinces ne se contentent pas de se disputer un titre : elles se font la guerre. Des archers du Stirland, chasseurs des bois, ouvrent la voie à l’armée de leur province pendant cette guerre civile. L’Ordre de la Rose Noire naît à cette époque pour garder le Comte Électeur de Stirland, qui prétend au trône, et change trois fois d’allégeance au fil des combats (textes du jeu).
Au nord-est, Kislev monte la garde seule face aux Désolations du Chaos, comme elle le fait depuis sa fondation. Ses cimetières, ceux de Praag en premier, gardent la mémoire des guerres déjà livrées contre les Puissances de la Ruine (textes du jeu).
Asavar Kul
En 2302, un champion des dieux du Chaos, Asavar Kul, descend du Nord à la tête de la plus grande invasion connue jusque-là. Les tribus des Désolations se rangent sous sa bannière : ce sont les peuples décrits dans l’article des Guerriers du Chaos (livre d’armée Empire).
Kul tient ses champions par le sang. Il les force à boire du sang de démon bouilli dans le Calice du Chaos, qui leur donne force et vigueur. On l’appellera plus tard le Boucher de Praag (textes du jeu).
La chute de Praag
La horde fond sur Kislev. Praag, la grande cité du nord du royaume, est assiégée puis prise. Ce qui s’y passe la marque pour toujours : les murs de la cité gardent, dit-on, la forme des corps torturés de ses défenseurs. Praag devient la Cité maudite (livre d’armée Empire ; textes du jeu).
Dans l’Empire, les prétendants au trône ne bougent pas. Chacun garde ses troupes contre ses rivaux, et personne ne marche au secours d’un royaume étranger (livre d’armée Empire).
Magnus de Nuln
C’est d’un noble de Nuln, Magnus, que vient le sursaut. Il prêche l’union au nom de Sigmar : l’Empire doit se rassembler comme au temps de son fondateur, sinon il tombera après Kislev. Il lève une armée qui grossit à mesure qu’elle traverse les provinces. Il marche sous son étendard personnel, la Bannière du Griffon. Sa vie se lit dans l’article de Magnus le Pieux (livre d’armée Empire ; textes du jeu).
Il n’est pas seul. Les Nains, alliés de l’Empire depuis Sigmar, envoient des guerriers. Ulthuan envoie un petit contingent d’Elfes, et avec lui le mage Teclis (livre d’armée Empire ; textes du jeu).
Le siège de Kislev
Après Praag, Kul descend vers la capitale et met le siège devant Kislev. Les Kislevites tiennent les remparts en attendant des secours (livre d’armée Empire).
L’armée de Magnus arrive et attaque les assiégeants. Hommes de l’Empire, Kislevites, Nains et Elfes combattent ensemble, et l’armée du Chaos est brisée devant les portes de la ville. Asavar Kul meurt dans la bataille. La plus grande invasion du Nord s’arrête là (livre d’armée Empire).
Teclis garde le souvenir de cette alliance : quand il avance vers la bataille, il sait que des alliés de confiance le suivent, « même les soldats de l’Empire » (textes du jeu).
L’empereur et les Collèges
En 2304, les Électeurs choisissent Magnus pour empereur. Pour la première fois depuis des siècles, un seul souverain élu règne sur toutes les provinces. Le jeu le dit en une phrase : « Magnus de Nuln a mis fin à l’Âge des Trois Empereurs en triomphant du Seigneur du Chaos, Asavar Kul. » (livre d’armée Empire ; textes du jeu)
Jusque-là, la sorcellerie est interdite dans l’Empire. Magnus lève l’interdit et décrète que les Hommes doivent eux aussi avoir accès à la magie. Teclis, « le plus grand des Hauts Mages elfes », accepte de transmettre son savoir (textes du jeu).
Huit Collèges de Magie ouvrent à Altdorf, un pour chacun des huit domaines. Ils accueillent des élèves venus de tout le Vieux Monde. Leur chef porte le titre de Patriarche Suprême, et le Bâton de Volans reste le symbole de cette charge jusqu’à Balthasar Gelt. Les huit vents qu’ils enseignent sont décrits dans l’article des Vents de Magie (textes du jeu ; livre d’armée Empire).
La méfiance ne disparaît pas pour autant. Les Sorciers de Bataille sortis des Collèges s’installent dans toutes les provinces, mais ils mènent des vies recluses, souvent rejetés par le commun des mortels (textes du jeu).
Ce que la guerre laisse
L’Empire sort uni de la guerre. Les empereurs suivants se réclament de Magnus, et ses mots servent encore à appeler les provinces à l’unité : « un Empire uni vaut bien mieux qu’un Empire déchiré par le mépris et la jalousie ». Avec les Collèges, l’Empire dispose désormais de mages au service de l’État (textes du jeu ; livre d’armée Empire).
Kislev reconstruit. Le palais de Bokha, siège des souverains, est rebâti après la guerre dans les ruines du palais des Gospodars. Praag ne se relève jamais vraiment : malgré les purifications des cultes de Kislev, la cité reste sous un voile de noirceur, les visiteurs n’y restent pas et ses habitants ont le regard vide. Elle honore pourtant son sauveur d’une statue et d’un parc, les Jardins de Magnus. Plus au nord, le bastion de Dervingard est bâti pour empêcher une nouvelle Grande Guerre contre le Chaos (textes du jeu).
Les Hauts Elfes reprennent pied dans les affaires du monde. Teclis a voulu que la connaissance de la magie dépasse Ulthuan, et les Collèges comptent parmi ses grandes œuvres. Plus de deux siècles après, Karl Franz salue encore un Elfe « en l’honneur de Magnus » (textes du jeu ; livre d’armée Hauts Elfes).
Les Nains jugent encore les empereurs à son aune. Thorgrim le Rancunier regrette que les Umgi n’aient pas connu depuis longtemps « d’Empereur digne de Magnus ou de leur roi-guerrier fondateur » (textes du jeu).
Ces points viennent de résumés ou de souvenirs de lecture, pas d’une lecture du livre cité. Ils sont conformes à ce que rapportent les encyclopédies de fans, mais restent à confirmer :
- la guerre est parfois datée de 2301 à 2304, l’invasion de Kul de 2302 ;
- avant Praag, Kul aurait battu une armée de Kislevites et d’Ostlandais, et Erengrad aurait été saccagée ;
- Praag serait tombée à l’hiver 2302, après un long siège ;
- Magnus aurait tué Kul en combat singulier devant les portes de Kislev ; les publications ne racontent pas toutes sa mort de la même façon.
Dans Total War: Warhammer III
La campagne se déroule plus de deux siècles après la guerre, qui n’est plus qu’un souvenir. Praag y figure comme une ville à part, « Praag (Cité maudite) », où les fermiers voient parfois de nouvelles mutations frapper leurs récoltes et leur bétail. La Statue de Magnus le Pieux et les Jardins de Magnus y sont des bâtiments (textes du jeu).
Le prologue de Kislev se déroule à Dervingard, tombée en ruine et devenue le repaire d’un ancien boyard passé au Chaos. Les factions de Norsca peuvent bâtir un Autel d’Asavar Kul (textes du jeu).
Côté Empire, le Collège de Magie est un bâtiment de la faction, la Bannière du Griffon une bannière magique, et une mission de Karl Franz s’intitule « Magnus l’a fait, et nous l’imiterons » (textes du jeu).